Coronavirus / Covid-19

Coronavirus : Quand le monde du tennis decide de se serrer les coudes

29 avril 2020

Comme tous les sports, le tennis est salement touché par ce foutu coronavirus. Mais au-delà de tous les fans qui sont privés de leur sport, c’est une catastrophe pour bon nombre de joueurs pour qui, sans tournoi, les fins de mois commencent à être galères. Heureusement, les trois meilleurs mondiaux ont pensé à eux.

Le tennis a beau être un sport individuel, Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic ont une nouvelle fois prouvé qu’ils avaient un grand coeur. A leur initiative, des fonds vont être levés (avec une grande contribution de leur part) pour permettre aux joueurs les plus modestes de pouvoir survivre.

En tant que président du conseil des joueurs, Novak Djokovic a su transposer au top 100 les discussions qu’il a eues avec Rafael Nadal et Roger Federer.

Un circuit vachement galère

Cette aide arrive à point nommé pour beaucoup qui ont déjà du mal en temps normal. Car contrairement au foot, où on compte des milliers d’équipes pro qui payent bien leurs joueurs, en tennis, seuls les 100 meilleurs mondiaux gagnent confortablement leur vie. Pour le reste, c’est un combat quotidien pour ne pas être en déficit avec les entraîneurs, les hôtels et les nombreux déplacements à payer. Ils misent donc tout sur les gains récoltés lors des tournois. Sans rentrées ces dernières semaines, ils avaient donc bien besoin d’un petit coup de pouce.

Classé 324e, Arthur De Greef fait partie de ses joueurs belges qui seront soutenus financièrement.

Un effort collectif

Et l’effort est à la hauteur de la situation. Novak Djokovic a annoncé la couleur : « A ce stade, il semble qu’il y aura entre 3 et 4,5 millions de dollars redistribués aux joueurs classés entre la 250e et la 700e place mondiale » . Un montant qui sera financé par tous les joueurs du top 100, les mieux classés donnant le plus. Les 20 meilleurs joueurs de double participeront également à l’effort, de même que les tournois du grand chelem. Un beau geste qui prouve que l’élite n’oublie pas qu’elle ne serait rien sans les autres.