Formule 1

Formule 1 : Voici les trois accidents qui ont le plus marqué le sport automobile

14 novembre 2019

La Formule 1 est la compétition reine du sport automobile. Mais quand des fusées lancées à plus de 300 km/h démarrent roues contre roues, les fans prient à chaque contact pour que les pilotes s’en sortent indemnes. Même si nous déplorons plusieurs morts au fil des années, la F1 est de plus en plus sûre et la Fédération multiplie les mesures de sécurité pour les pilotes. AZAP se penche sur trois accidents non-mortels qui, à leur manière, illustrent cette évolution.

Depuis la mort d’Ayrton Senna, le multiple champion du monde, en 1994, 20 ans se sont écoulés sans aucun accident mortel sur les circuits de Formule 1. Mais le décès du pilote français Jules Bianchi, nous a rappelé en 2015 à quel point ce sport reste dangereux. Chaque choc, chaque déconcentration ou erreur, peut coûter la vie aux pilotes. Malgré leur immense talent, ils sont humains et ne peuvent tout simplement pas éviter les risques à 100%.

La légende des circuits Ayrton Senna a perdu la vie pendant le Grand-Prix de Saint-Marin en 1994.

1. Niki Lauda, en enfer pendant 60 secondes (1976)

Le 1er août 1976, le Champion du Monde Niki Lauda prend le volant de sa Ferrari au circuit de Nürburgring, en Allemagne, en étant premier du championnat. Après un début de course compliqué, l’Autrichien donne tout pour rattraper son retard. Lors de son deuxième tour, celui qu’on appellait L’ordinateur perd le contrôle de sa voiture, se cogne contre le talus, et revient en plein milieu du circuit où il est percuté par les autres bolides. Lauda perd son casque avec le choc et se retrouve prisonnier de sa monoplace en feu ! Il s’en sortira grâce au courage des autres pilotes qui ne vont pas hésiter à le sortir des flammes. Malgré les séquelles, Lauda reviendra sur le circuit seulement six semaines plus tard !

La piste de plus de 20km était peu accessible pour les pompiers et donc seul le courage des autres pilotes a pu sauver la vie de Niki Lauda.

2. La catastrophe de Spa-Francorchamps (1998)

Comme tous les ans, le Grand Prix de Belgique est une course rapide et compliquée pour les pilotes. Mais en cette année 1998, c’est une véritable hécatombe qui s’abat dès le départ, à cause des conditions météo qui réduisent la visibilité. Au premier virage, David Coulthard commet une faute : il cogne le mur et traverse la piste deux fois en largeur. Au total, ce sont treize voitures qui se retrouvent impliquées dans cet impressionnant carambolage ! Après un second départ et une course très difficile, c’est finalement Damon Hill qui arrive premier de la course, un an et demi après sa dernière victoire. En ce jour noir, seulement huit pilotes franchissent la ligne d’arrivée belge.

L’Écossais D. Coulthard a disputé 246 GP et remporté treize titres de 1994 à 2008.

3. L’envolée spectaculaire de Mark Webber (2010)

Nous sommes en 2010, au Grand Prix d’Europe, à Valence. Mark Webber est le coéquipier d’un jeune Sebastian Vettel. Après un début de saison difficile, il est en pleine confiance avec plusieurs poles et victoires. Seulement, l’Australien commence mal sa course et décide de changer ses pneus au 7ème tour, ce qui le fait ressortir derrière Heikki Kovalainen à la 18ème position. Webber, alors beaucoup plus rapide que le Finlandais, vient toucher l’arrière de sa voiture, ce qui le propulse dans les airs et provoque un accident impressionnant. Le pilote va même toucher un panneau en hauteur avant d’aller s’écraser contre le mur de pneus. Plus de peur que de mal pour les sportifs, qui s’en sortiront sans aucune blessure majeure.

De 2002 à 2013, Webber comptabilise 215 courses, treize poles positions et neuf victoires.

Comme en aviation, chaque accident est un apprentissage pour la Fédération internationale de l’automobile (FIA). Après les décès de Roland Ratzenberger et Ayrton Senna à Imola en 1994, on note d’énormes efforts réalisés pour la sécurité des pilotes. Les pistes plus sûres et mieux accessibles pour les équipes de sauvetage ainsi que les réglementations plus strictes ont ainsi réduit le nombre d’accidents. Mais le risque zéro n’existe pas et ce danger permanent continue de passionner les fans et de rendre ce sport magiquement imprévisible.