Raquette Tennis

Fusion : C’est quoi ce projet mis sur la table par Federer ?

15 juin 2020

Le 22 avril, Roger Federer s’est positionné sur Twitter en faveur d’une possible fusion entre le circuit masculin (l’ATP) et le circuit féminin (la WTA). Et forcément, quand le boss parle, ça a de l’impact. Mais pourquoi un tel projet ? Et quelles ont été les réactions ? AZAP vous dit tout sur le sujet chaud du moment.

D’emblée, une précision : le but ne serait pas de faire jouer les meufs contre les mecs mais de regrouper tout le monde sous une seule institution. L’idée d’une fusion entre les deux circuits n’est pas neuve : en 1973 déjà, Bille Jean King, championne de l’époque et très attachée à l’égalité des droits dans le tennis, avait tenté le coup, mais ça avait vachement merdé. Aujourd’hui, le contexte est bien différent… et peut-être un peu plus propice.

En 1973, Billie Jean King avait défié et battu un ancien numéro un mondial devant 48 millions de téléspectateurs pour prouver la valeur du tennis féminin.

Du win-win pour elles et pour eux

Federer part d’un constat : la crise actuelle liée au coronavirus va, économiquement, faire mal au tennis, tant masculin que féminin. L’idée est donc de fusionner les deux circuits pour renforcer le tout. Parce que jusqu’ici, l’ATP et la WTA sont surtout en concurrence au niveau des sponsors, des diffuseurs et de la visibilité. Coordonner tout ça en un seul organisme, disputer les mêmes tournois, ça serait quand même bien plus clair et plus viable pour tout le monde.

Nick Kyrgios se plaint que tous les joueurs n’aient pas été consultés.

Faisable ou pas ?

Les réactions, tant du côté masculin que féminin, sont globalement positives mais quelques joueurs sont moins chauds car la réforme serait un pas vers l’égalité des salaires, chose avec laquelle certains sont pas d’accord. Une chose est sûre : si ça se fait, ça prendra du temps. Roger s’emballe sans doute un peu en espérant cette fusion pour la reprise des tournois (ça ne se fera pas en un coup de raquette magique).

Ça sera une route longue et sinueuse

Steve Simon, président de la WTA

En attendant, c’est toujours le gros flou sur la reprise : là où Wimbledon a ragequit en annulant l’édition 2020, Roland-Garros a, pour le moment été déplacé au 20 septembre, juste après l’US Open. Un gros bordel qui va d’office encore connaître des rebondissements. Comptez sur AZAP pour vous tenir au jus.