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Kinglsey Coman : Zoom sur le Parisien qui a tué le PSG

27 août 2020

La phrase a beau être cliché à mort, ça reste la vérité : une finale de Ligue Des Champions, ça se joue sur des détails, sur une action. La dernière en date entre le PSG et le Bayern l’a confirmé : le seul but du match a été inscrit par un Parisien. Problème : il joue au Bayern. Pire que ça : il s’est barré du Paris Saint Germain à 18 piges parce qu’on ne lui faisait pas confiance. AZAP vous retrace le destin particulier de Kingsley Coman. Et arrêtez vos jeux de mots pourris avec son nom de famille, on vous voit.

En gagnant la Ligue Des Champions, Kingsley Coman en est, à 24 ans seulement, à son vingtième trophée remporté en carrière… 20 bordel ! Une moyenne de plus de deux trophées par saison. Et pourtant, tout n’a pas été rose pour l’ailier français. Entre départ de son club de coeur et blessures à répétitions.

Paris raté

Pas facile pour un jeune de s’imposer chez les pros quand il y a des mecs comme Ibrahimovic, Lucas Moura, Edinson Cavani ou Ezequiel Lavezzi dans ton équipe. C’est pourtant ce qu’a vécu Coman à ses débuts pro, en 2013. Sur ses deux premières saisons parisiennes, il ne récolte que 39 minutes de jeu. Saoulé du manque de confiance envers les jeunes, Kingsley ragequit et se casse à la Juventus. Son passage à Turin, malgré un peu plus de temps de jeu, n’est pas beaucoup plus concluant. Malgré ça, dans l’ombre, le gars apprend des plus grands.

Kingsley Coman n’avait pas été titulaire en quarts ni en demi, une belle manière de remercier la confiance de son coach

A toute vitesse

C’est véritablement au Bayern Munich, où il est d’abord prêté, puis acheté définitivement en 2017, qu’il dévoile véritablement ses qualités. Sur son flanc gauche, il met la misère aux défenseurs de Bundesliga : c’est bien simple, une fois que Kinglsey est passé, on ne le revoit plus. Ses sprints à plus de 35 km/h en font un des joueurs les plus rapides au monde. Et son palmarès évolue à la même vitesse : depuis ses débuts pro, l’équipe dans laquelle il joue a toujours remporté le championnat, que ça soit en France, en Italie ou en Allemagne, faisant du joueur, pour les plus supersticieux d’entre-vous, un porte-bonheur.

Avec ses changements de rythme incesssants, Coman met son propre corps à rude épreuve et est souvent blessé : près de 500 jours d’indisponibilité depuis ses débuts

Un début de carrière unique avec, en apothéose, ce but en finale contre son ancien club. Les comparaisons ont beau être ridicules quand elles se basent sur un seul match, mais c’est quand même ironique de voir un mec parti gratuitement du PSG, leur mettre à l’envers. Et ça alors qu’ils ont dépensé des centaines de millions pour se renforcer à son poste. Coman est-ce possible ?