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Kompany : La fin de sa carrière de joueur, et le début de celle d’entraineur

24 août 2020

Personne ne l’avait vu venir. Après sa première victoire de la saison avec Anderlecht, Franky Vercauteren répondait, posé, aux interviews d’après-match. Mais au fond de lui, il le savait. Le lendemain, le T1 était dégagé pour faire de la place à Vincent Kompany dans ses débuts officiels en tant qu’entraîneur. Qui en même temps met un terme à sa carrière de joueur. An other day in Anderlecht.

C’est finalement le corps fragile de Kompany qui aura accéléré la décision. Alors qu’il avait signé un contrat de trois ans en tant que joueur, une énième blessure chopée en préparation (qui devait lui faire louper le début de saison) a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Les pleins pouvoirs

Ce changement a en tout cas le mérite de vachement clarifier la situation. Parce qu’à la fin, même les joueurs s’y perdaient. Entre un Vercauteren officiellement entraîneur, mais qui restait parfois en retrait quand Kompany avait des choses à dire. Les deux essayaient bien de s’accorder sur une vision commune mais rien à faire, il y en avait un de trop. Et à Anderlecht, on ne touche pas à Vince The Prince. Désormais déchargé d’un autre entraîneur principal, Kompany aura encore plus de responsabilités et devra tout assumer.

De retour au Parc Astrid, l’ancien attaquant argentin du club Nicolas Frutos sera l’assistant de Kompany.

Attendu au tournant

Le désormais ex-Diable rouge (gros snif) est donc face à un défi colossal : ramener son Anderlecht au niveau des autres grands clubs belges qui ont pris de l’avance, à l’image du Club de Bruges, devenu bien balèze. Mais est-il prêt à assumer cela tout seul ? Là où son président Marc Coucke a eu la lucidité de prendre un peu de recul en délégant des tâches à des hommes expérimentés, Vincent fait l’inverse. A première vue, ça paraît un peu dangereux de laisser le destin du club le plus titré entre les mains de quelqu’un qui n’a pas encore fait ses preuves dans le coaching.

Avec 16 trophées remportés comme joueur, le football belge voit un de ses plus beaux palmarès, un meneur d’homme comme pas deux, raccrocher les crampons.

Quoiqu’il en soit, il faudra sans doute laisser du temps à Vincent et à Anderlecht pour voir si le pari est gagnant. Et du temps, les Bruxellois n’en ont justement pas beaucoup : la pression est déjà maximale sur le club après la triste septième place de l’année passée.